SOFT MACHINE - Alive And Well - Recorded In Paris (Japanese Papersleeve)

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SOFT MACHINEAlive And Well - Recorded In Paris (Japanese Papersleeve)2CD00:00:00197829,90Impossible d'ajouter dans mon caddie
LangueRéférence OrigineRéférence MuseaCode barre
InstrumentalAIRAC-1669Pas de Référence Musea4948722446200

SOFT MACHINE est le nom d'une légendaire formation britannique, reconnue comme le véritable précurseur du rock Progressif, et ceci douze mois avant la parution du légendaire "In The Court Of The Crimson King" de KING CRIMSON, généralement considéré comme le point de départ officiel du mouvement. Son histoire débute en 1966 lorsque le fondateur de l'Ecole de Canterbury THE WILDE FLOWERS se scinde en deux, l'autre moitié devenant CARAVAN. SOFT MACHINE est alors constitué du batteur-chanteur Robert WYATT, du guitariste-chanteur australien Daevid ALLEN, du bassiste-chanteur Kevin AYERS et du claviériste Mike RATLEDGE. "Jet Propelled" propose justement un panel de morceaux précoces datant de cette l'époque. Le premier album éponyme paraît en 1968, et bouscule toutes les conventions: sa musique iconoclaste mêle habilement pop psychédélique, jazz déjanté et expérimentations instrumentales inédites pour l'époque. La marque de fabrique de SOFT MACHINE est assurée par une voix douce et plaintive, un jeu de batterie subtil et très particulier, un humour à fleur de peau, ainsi que par un son d'orgue trafiqué immédiatement identifiable. Un nouveau courant musical est né ! Des bouleversements se produisent dès le second album: après une tournée en France, Daevid ALLEN se voir refuser l'entrée en Grande-Bretagne suite à l'expiration de son visa. Ce qui le conduit tout naturellement à fonder GONG ! De son côté, Kevin AYERS s'éclipse pour une carrière solo, et laisse sa place au sonorités caractéristiques de basse fuzz de Hugh HOPPER. Le trio accueille le guitariste Andy SUMMERS, futur membre de THE POLICE, durant quelques mois. C'est à cette époque que Jimi HENDRIX commence à fréquenter le groupe, avec comme projet d'en faire son backing-band. Malheureusement, la mort subite du guitariste afro-américain viendra briser ce beau rêve... Celà permet cependant à SOFT MACHINE de proposer son chef-d'oeuvre, sans doute l'un des albums les plus importants des années soixante-dix: "Third" (1970). Cet opus comprend quatre longues suites d'une vingtaine de minutes chacune, bénéficiant de la contribution de nombreux musiciens invités, au premier rang duquel le saxophoniste Elton DEAN. "Fourth" (1971) rentre quelque peu dans le rang, en mettant en exergue le côté le plus jazzy du groupe. C'est le moment que choisit Robert WYATT pour s'éclipser et aller fonder MATCHING MOLE, astucieux jeu de mots démontrant un goût prononcé pour la langue de Molière. Il est remplacé sur "Fifth" (1972) par John MARSHALL, un batteur à la technique impressionnante, qui va contribuer à l'évolution de SOFT MACHINE vers un jazz-rock Progressif des plus efficaces. Hugh HOPPER cède quant à lui sa place à Roy BABBINGTON. "Sixth" (1973) voit l'arrivée d'un second claviériste, en la personne de Karl JENKINS, membre de NUCLEUS et futur mentor de ADIEMUS. "Seventh" (1974) sera le dernier album à suivre la numérotation traditionnelle, le huitième opus "Bundles" (1975) inaugurant une nouvelle ère, sous l'égide du jazz-rock fusion et du prodigieux guitariste Allan HOLDSWORTH (UK, GONG, Tony WILLIAMS LIFETIME...). Malgré le nombre impressionnant d'albums live qu'a accroché SOFT MACHINE à son tableau de chasse, cette dernière période restait inexplicablement peu documentée en la matière. Grâce aux efforts du label Moonjune (Et Musea en Europe), cette grave lacune est aujourd'hui comblée, avec la publication de "Floating World Live". Enregistrée le 29 janvier 1975 pour le compte de Radio Bremen en Allemagne, cette galette remplie à ras-bord présente une splendide prestation scénique, majoritairement centrée autour des titres de "Bundles". Comme d'habitude, une grande place est laissée à l'improvisation. Allan HOLDSWORTH est remplacé par un élève très doué dès l'album suivant: John ETHERIDGE. "Softs" marque malheureusement le chant du cygne pour SOFT MACHINE, qui ne survivra pas à ce neuvième album studio. Le nom se perpétue encore de nos jours, grâce à quelques réunions sporadiques et de nombreuses publications d'albums d'archives ou en concert. Longtemps considéré comme une collector introuvable, "Live At The Paradiso" (1969) correspond à un superbe concert donné à Amsterdam. "Noisette" est une compilation de titres inédits ou rejoués des deux premiers opus. Utilisés comme thèmes d'illustration sonore pour la télé anglaise, les titres de "Rubber Riff" furent enregistrés à la fin des Seventies, et jamais commercialisés. Qui n'a jamais rêvé de découvrir après quelques décennies un album inédit de son groupe favori ? C'est bien ce que vient d'offrir le label Cuneiform à tous les accros de SOFT MACHINE avec "Spaced": un véritable album, plus d'une heure de musique capturée en 1969 avec la formation légendaire de "Second". L'enregistrement de bonne qualité provient d'une oeuvre instrumentale composée pour un spectacle multimédia de la BBC et prend le plus souvent la forme d'une improvisation assez libre d'où émergent périodiquement quelques thèmes structurés. A la base de toute collection de rock Progressif qui se respecte, SOFT MACHINE est tout simplement indispensable !